Chose promise, chose due ! Anthony, j'ai suivi ton conseil et pris dans mon bagage le livre « Franklin, L’Insoumis », qui a agrémenté mon trajet. Dès les premières lignes de ta Nouvelle, j'ai eu l'impression de plonger dans l'univers de Mabanckou, ce qui confirme mes précédentes et premières impressions.
Extrait du texte : « Lorsqu’elle marchait, son déhanchement semait le trouble. Personne ne pouvait rester insensible, les yeux suivaient le mouvement de ses hanches comme des spectateurs d’un match de tennis. »
Ta Nouvelle soulève un problème délicat, pas toujours facile, parfois tabou dans certaines sociétés. Faire son deuil pour continuer à vivre, faire son chemin après la perte d’un être cher.
Attachante, d’une beauté discrète, mystérieuse, Antoinette s’en est allée, elle est morte, brutalement, trop tôt. Sa disparition est une nouvelle insupportable pour ses jeunes admirateurs, soupirants ??? Surtout pour le jeune narrateur dont le nom est comme le soldat, inconnu.
Ta Nouvelle est aussi un rappel à l’ordre, nul ne maîtrise sa destinée. Quelque soit l’estime que l’on a de soi, riches ou pauvres finissent leur voyage terrestre dans la même fosse, même les sceptiques. Vanité, tout est vanité a dit Salomon.
La mort surprend, arrache les êtres chers parfois à l’improviste comme pour Antoinette qui était resplendissante, belle de figure et enceinte jusqu’aux yeux. La minute d’après, elle décède en couche, moment normalement merveilleux où elle donne la vie à son premier né tant attendu.
Le jeune narrateur qui comme le chante Barry White « can’t get enough… » Il a tout perdu : sa sœur, son amante, sa mère sa conseillère… Antoinette était tout cela à la fois. Il est inconsolable.